Programmation

Jeudi 10 décembre 2026 à 19h30
Le Bikini

CAMILLE

Chanson française
Ouverture des portes : 19h30
CAMILLE

The Sound of Milk, l’album de la grâce

Neuf ans après Ouï, Camille sort un nouvel album The Sound of Milk (2026) – un album original de par son processus de création et sa forme en triptyque, puisqu’il se compose de Naissance (2015), un journal sonore, d’Enfance (2020), une comédie musicale de poche, et d’Adolescence (2025), un album pop.

« Seule la joie me console, et c’est mon rôle d’humaine, de femme et de mère de la nourrir, de la rêver, et de réparer le monde par le chant en le faisant vibrer à nouveau ! » nous dit-elle à travers lui. Dans une époque sombre et mouvementée sur les plans social, politique et écologique, Camille fait le choix de parler de la joie puissante et vulnérable à la fois, du féminin, de la maternité, de l’enfance et de la famille au sens large, de la transmission de la musique et de valeurs immuables. Elle s’interroge : comment vivre au quotidien face aux enjeux actuels ? Comment prendre soin des enfants et de l’enfant intérieur de chacun, des vivants et du Vivant ? Que leur transmettre pour réenchanter le monde ?

Tendre, lucide et engagé, cet album nous met face aux problématiques et aux défis de l’humanité. Il nous berce aussi pour nous éveiller à l’amour, et rallumer les étoiles là où elles se sont éteintes.

The Sound of Milk est une fresque musicale, qui mûrit depuis plus de quinze ans (l’âge de son fils aîné), où Camille explore la porosité des liens entre sa vie de mère de deux enfants (son fils et sa fille), sa vie de famille et sa vie d’artiste ; tout en retraçant l’histoire de la musique.

Tout commence avec Naissance, enregistré entre 2010 et 2015. Dans sa maison de famille en Gascogne, alors que les bébés et les enfants babillent et piaillent tous ensemble un été, des sons et des chants jaillissent d’elle comme une montée de lait. Camille enregistre alors des scènes de vie avec ses deux enfants encore tout petits. Là est né « le son du lait » ! Car tout vibre et émet une mélodie, des cellules de notre corps aux planètes dans l’univers, selon elle. Cela a donné lieu à un journal sonore avec de la voix et du vivant, sans instruments de musique, ni artifices, où le chant féminin et maternel circule librement.

Composé d’eau, d’air, de souffles, de respirations, de berceuses, de comptines et de mélodies, ce premier volet capte toute la poésie de son quotidien de maman, sans l’idéaliser pour autant, en incluant ses dynamiques joyeuses, drôles, et ses rituels. Camille y prend soin de ses enfants. Elle les y encourage à chanter le monde. Il s’y opère dès le début une transmission au bébé qui est un maître du son et du chant. C’est lui qui initie la première mélodie du journal sonore que Camille reprend à son tour. La transmission a donc lieu dans les deux sens. Aussi chaque chant est-il une caresse qui agit comme un soin pour les oreilles et les cœurs des auditeurs.

Quelques années plus tard, c’est au tour d’Enfance, enregistré entre 2015 et 2020, de prendre forme. Les bébés sont devenus des enfants. Les chansons ont grandi avec eux. « Le son du lait » est devenu une ribambelle d’hymnes familiers, et Camille y a ajouté des chœurs. Dans le salon et les escaliers de la même maison familiale, entourée de ses enfants, de ses nièces et neveux assemblés en chorale, de son compagnon Clément Ducol à la basse vocale et de leur ami violoncelliste Pierre-François « Titi » Dufour, elle orchestre, revisite et chante les mêmes airs devenus des chansons, agrémentées de nouvelles ritournelles pour créer une « comédie musicale de poche ».

Enregistré à la main par Camille, ce deuxième volet renoue avec la chanson acoustique qu’elle aime : celle qui est captée sur l’instant, en une prise, qui a du sens parce qu’elle n’est pas trop contrôlée. Il réunit des chansons tendres et rythmées, graves, joyeuses et pétillantes, teintées de blues, de folk, de jazz et de swing, « qui coulent comme du petit-lait » nous dit-elle. Camille y fait un clin d’œil à The Sound of Music, « La Mélodie du bonheur », de Robert Wise, un film musical sorti en 1965. Se déroulant en Autriche, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il rassemble tout ce qu’elle chérit : la forêt et la montagne, la famille réinventée, la joie et la foi qui demeurent et nous guident malgré la montée du nazisme.

Avec lui, elle continue d’explorer l’équation son-amour. Elle évoque ses enfants et tous les autres, dont son propre enfant intérieur, la beauté et les difficultés de son quotidien, ses joies, ses peurs et ses angoisses de mère, la Terre-mère qui a besoin de nous. Elle célèbre l’amour inconditionnel qui l’habite et qui rejoint ses enfants, les êtres humains et la planète. Camille n’explique pas ce qu’est la maternité, elle la chante. Sa musique retrace une mémoire de la vie vivante nourrie par les mères qui « tiennent l’éternel », comme l’écrit Christian Bobin, l’un de ses poètes préférés.

Puis Adolescence, enregistré entre 2020 et 2025, voit le jour. Camille veut faire évoluer le projet. Elle garde trois chansons de Naissance et d’Enfance et en ajoute des nouvelles. Ses enfants rentrent dans l’adolescence – elle a elle-même le sentiment d’en vivre une autre également. De retour des États-Unis, son regard, toujours plein de tendresse, se politise. Et elle invite son compagnon Clément Ducol à co-réaliser avec elle dix chansons résolument pop. Dans leur studio, situé au dernier étage de leur maison, elle réunit leur famille musicale : leurs enfants initiés au chant et formés au piano, à la flûte et aux percussions d’orchestre, Martin Gamet, leur ami de toujours, à la basse, Christophe Mink à la harpe et Pierre-François « Titi » Dufour au violoncelle, les ingénieurs du son Aristide Rosier et Noé Bonnaillie, et leur chien qui prête son halètement à une boîte à rythme ! Mettant l’accent sur la musique pop du XXIème siècle, ce troisième volet clôt l’histoire de la musique née avec le son et le chant (Naissance) et passée par la musique acoustique (Enfance).

Il s’ouvre sur Le Voyage, une chanson composée par son amie californienne Diane Warren, dans laquelle Camille raconte son séjour initiatique aux côtés de sa famille à Los Angeles, où ils ont vécu la course aux Oscars et les incendies meurtriers de Californie en 2025. À nos enfants s’interpose entre les mensonges des politiques corrompus et les enfants certainement plus aptes à gouverner le monde. GTB (Génération tête baissée) nous interroge sur les écrans qui nous séparent les uns des autres et nous détournent du ciel. Dans la même veine, La Terre nous rappelle qui nous sommes et d’où nous venons. Camille nous y fait pressentir ce que pourrait être la vie sans notre belle planète, le seul abri de l’amour. Si tu souris aux anges et No Miracle, s’adressant respectivement à sa fille et à son fils, sont deux chansons de gratitude qui traversent les trois volets. La première nous pousse à ranimer l’étincelle divine au fond de nous pour sourire à la vie et aux passants. La deuxième révèle cet amour, advenu avec son fils, son premier enfant, qui ne cesse de grandir et de se donner au monde.


Plus qu’une chanteuse professionnelle – qu’elle ne s’est jamais sentie être –, Camille est une femme qui chante avec le talent et la générosité des grandes créatrices touchées par la grâce. Elle cherche la note vibrante, le son sacré. Elle revient à l’origine du chant, à sa fonction fondamentale, celle de la prière, pour nous éveiller en douceur à cette part de ciel qui est en nous, pour nous sensibiliser à notre mère nature, à nos sœurs et frères humains. En cela, elle nous invite à nous relier à la grande source d’Amour disponible pour tous. Avec The Sound of Milk, Camille se met à nu et nous livre un album à son image : engagé, spirituel, libre et vivant !

Le Bikini
Parc Technologique du Canal Rue Théodore Monod 31520 Ramonville Saint-Agne
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